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jeudi 11 mai 2017

Réjouissons nous de la saleté de nos enfants !!!!

19 heures à la maison, mercredi 10 mai 2017  c'est le coup de feu de la soirée...
Je m'active pour préparer le repas partagée entre la cuisine et le jardin pour le barbecue, entre deux je persécute ma tribu pour un peu d'aide et veille à ce que la grande ne se disperse pas sur son téléphone en mettant la table et que ma moyenne ne s'affale pas dans le canap' devant les clips entre deux allers et retours pour vider le lave vaisselle... Le papa n'est pas encore rentré, les chiens s'agitent de me voir en cuisine pensant que l'heure de la gamelle est proche... Dans la salle de bain le sèche linge bippe depuis déjà 5 minutes m'indiquant que le programme est terminé et que si je ne veux pas des vêtements tout froissés, il me reste moins de 5 minutes pour aller lui ouvrir le ventre et plier les 5 kilos de linge propre quotidien de la tribu...
Sauf que je ne dois surtout pas oublier de signer le chèque pour la cantine du collège, ni de rappeler à mon ainée qu'il ne lui reste que demain pour retirer le dossier de bourse Jaune ,  et de vérifier que l' URSSAF a bien effectué le prélèvement automatique parce que le trimestre dernier leur serveur a merdé et c'est pourtant à moi qu'ils ont facturé les pénalités de retard...
Je dois aussi m'occuper de deux de mes clients ce soir et j'ai beau réfléchir dans tous les sens , je ne suis pas posée avant 22 heures, même si plus rien ne se rajoute.
Je pense que ce genre de soirée et cette illustration de charge mentale doit parler à beaucoup de mères de famille...
Et donc à ce moment là mon petit dernier 10 ans débarque dans la cuisine en me disant "Maman va falloir faire une lessive parce que mes vêtements sont tout sales...regarde !!!"
Je me retourne pour jeter un rapide coup d'oeil et acquiescer histoire qu'il quitte les lieux et ne me ralentisse pas dans mon organisation réglée quasi à la minute quand je le découvre dans un état qui imposait  de lui même trempage et détachant avant lavage !
Fatiguée de ma journée et de ce rajout de travail j'ai ouvert grand la bouche prête à balancer à plein poumons  un truc du genre :

- ARRRRGLLLL !!!! 
MAIS CE N'EST PAS JUSTE SALE ÇA !!!!! 
TON PANTALONS ETAIT BLEU CIEL 
ET IL EST TELLEMENT PLEIN DE POUSSIÈRES 
QU'IL EST GRIS!!! 
CINQUANTE NUANCES DE GRIS 
DES FESSES AUX GENOUX 
EN PASSANT PAR LES JAMBES !!! 

MAIS CE N'EST PAS POSSIBLE ! 
COMMENT TU FAIS POUR 
RENTRER AUSSI  NOIROUF !!!! 
TON TEE-SHIRT EST TACHÉ DE CHOCOLAT, 
RUINÉ DE SUEUR , 
BIEN ÉLIMÉ DANS LE DOS D'AILLEURS !!! 

TU NE PEUX PAS FAIRE UN PEU 
ATTENTION A TES AFFAIRES !!! 
TU CROIS QUE JE N'AI QUE ÇA A FAIRE  
QUE DE PASSER MA VIE A FAIRE DES LESSIVES ??? 
JE SUIS TA MAMAN PAS TA BLANCHISSEUSE !!! ...


Mais rien n'est sorti...
Avant que ma fatigue et ma colère de ne voir qu'une charge de travail supplémentaire ne s'expriment, la réflexion et la raison avaient repris le contrôle...

Evidement, crier ne sert à rien comme c'est écrit dans tous les bouquins d'éducations positive  et bienveillante...
Evidement, j'en ai bien conscience la majeure partie du temps, mais il y a des moments où on crie et on se dit après coup que finalement, à part nous décharger nous de ces mauvaises énergies, cela n'a servi à rien... Pire ! L'enfant crié se retrouve alors chargé de toute cette colère et la déchargera a son tour sur quelqu'un d'autre , bien souvent les frères ou soeurs, qui à leur tour... Et ainsi de suite...
Enfin Bref vous avez compris !




Mais au delà de cela, j'ai pris conscience que si mon petit homme était si crado à 19h c'est parce qu'il avait passé son après-midi à faire du roller-derby avec sa soeur sur le parking de la gare, qu'il était tombé souvent, qu'il s'était relevé encore et encore pour apprendre et s'amuser au lieu de rentrer en chouinant pour se poser devant la télévision...
Ils avaient passé du temps ensemble, goûté assis par terre n'importe où parce qu'à 10 ans on s'en fout et on s'assoit ou on veut et quand on veut et que cela fait partie des privilèges des enfants...
Et oui, nous les adultes avons trop souvent perdu cette liberté, dépassée par des contraintes qui n'existent que dans nos têtes et qui comprennent souvent l'interprétation et le regard des autres ou juste le "ça ne se fait plus à notre âge"...
De midi à 19 heures, ils avaient bricolé dans le garage avec leur papa, fabriqué un spinner avec des vieux roulements de skate et des serre'clips, imaginé,  crée, patiné, rit...
Ils se sont fabriqués des souvenirs loin des télévisions, des consoles de jeux, des écrans de téléphone portables... Ils ont vécu une vie d'enfant que j'ai presque envie d'appeler "à l'ancienne"...

Le soir ils étaient fatigués, éteints même, il n'ont pas eu besoin de berceuse pour s'endormir et il n'a pas fallu leur demander 5 fois d'aller se coucher... Ils s'étaient tellement dépensés dehors que le sommeil fut aussi rapide que réparateur...

Alors je me suis dit que finalement, j'aimais quand mes enfants rentraient tout crapés !
Et je pousse même jusqu'à plus ils sont crapés, plus ils doivent être heureux!!!
Alors je n'allais quand même pas leur crier dessus pour une lessive...

Après quelques secondes bouche ouverte et silencieuse et sous le regard interpellé de mon petit homme, j'ai fini par lui demander si il avait passé une bonne journée !!!
Et son engouement à me répondre le "OH OUIIIIII ALORS !!!" Fut la meilleurs des compensations pour mon surplus de lessive...

jeudi 4 mai 2017

Lorsque bienveillance rime avec infinie patience...

Au lendemain de mes 40 ans, j'ai soudain envie de vous raconter une histoire, un petit morceau de ma vie , parce que je trouve que ce petit morceau mérite d'être partagé et pourra peut-être redonner de l'espoir à quelques lecteurs...

Il y a 16 ans j'ai emménagé dans ma maison (Lutin!!! déjà 16 ans !!!), nôtre havre de paix situé dans une impasse d'une quarantaine de maisons...
Un quartier merveilleux que tous nos visiteurs nous envient  et qui serait juste parfait si il était un petit peu plus ensoleillé et chaud.
Une rue qui ne ressemble à aucune autre rue que je connaisse et dans laquelle les gens se connaissent tous, se saluent par leurs prénoms, partagent les récoltes maraîchères de leurs jardins, organisent des trocs cerises contre framboises, salades contre patissons... Des soirées foot dans le jardin des uns, des apéros ou barbecue dans le jardin des autres...
Une rue avec des voisins généreux, avenants, qui se précipitent pour venir aider celui qui ramène un meuble trop lourd ou trop encombrant, qui se soucient de leurs prochains, prennent des nouvelles des enfants, les emmènent et les récupèrent à l'école si vous êtes malades ou que le travail vous retient...
Une rue dans laquelle on part en vacances sereins parce que l'on sait que 5 autres voisins ont proposé de veiller sur la maison, et dans laquelle on rentre avec le coeur plus léger car on y est chaleureusement accueillis à notre retour...
Bref, je pourrais vous parler de ma rue pendant des pages et des pages mais je pense que vous avez saisis l'essentiel...

Maintenant, dans ma rue comme dans toutes les autres rues , il y a aussi des gens qui sont moins sociables, plus renfermés, voire carrément isolés... Mais fort heureusement ils sont en minorité.
A mes yeux, cela ne fait aucune différence, je salue de la même manière chaque personne et me heurte parfois à des tempéraments plus ou moins susceptibles...
Ainsi il y a dans ma rue une femme d'une soixantaine d'année, peut-être même plus aujourd'hui qui ne salue jamais personne.
Chaque fois que qu'une personne lui dit bonjour elle va jusqu'à tourner la tête dans le sens opposé histoire d'enfoncer le clou de son silence.
Si l'on peut penser la première fois qu'elle est peut-être tout simplement mal lunée, les fois suivantes ne laissent guère de doute sur la nature de ses sentiments à nos égards.
Certains sont même allés jusqu'à conclure très rapidement que "c'est une vieille conne" avec des variantes du genre "aigrie", "présomptueuse" et j'en passe de plus éloquents et plus fleuris ...

Moi je suis plutôt du genre à penser qu'il y a du bon dans chaque personne et que cette femme devait être sacrément malheureuse pour en arriver à ce point. Alors je ne me décourage pas et je continue de lui envoyer toute ma bienveillance chaque fois que je la croise, la gratifiant d'un bonjour et d'un  sourire sincère, même si tous deux demeurent sans réponse je me dis que petit à petit, à force de recevoir de l'amour, cela devrait finir par rallumer un petit quelque chose au fond de son coeur...
Et je suis du genre têtue-buttée-bornée et persévérante !

Un jour,  il y a quelques années, en organisant pour la première fois la fête des voisins de la rue, je suis allée sonner chez elle car même si je n'ai jamais douté une seule seconde de son refus, je tenais à ce que chacun soit invité.
Elle a ouvert son portail et m'a hurlé dessus que j'étais gonflée d'oser sonner ainsi chez elle alors que je ne lui disais jamais bonjour et a fini par me jeter un pot de fleur à la figure avant de me claquer la porte au nez !
Le pot de fleurs esquivé de justesse, je suis restée immobile un long moment me demandant si je n'avais pas rêvé ces dernières minutes totalement délirantes...
Objectivement j'étais quasiment la seule personne de la rue à chercher encore à lui adresser la parole et elle m'accusait moi, de ne jamais dire bonjour alors que cela faisait déjà quelques années que les rares fois où je la croisais je ne manquais jamais une salutation sans jamais la moindre réponse ni le moindre regard !

Méa culpa j'avoue tout ce soir là je suis rentrée chez moi en grommelant que c'était une vieille conne et que son cas était perdu et qu'elle pouvait bien aller se faire voir !!! (Et encore je vous la fait courte et soft car ce n'était peut-être pas tout à fait les mots exacts employés ce soir là :-P )

Une fois la colère dissipée, le lendemain matin, je me suis souvenue de mes formations de psychologie et du fait que bien souvent les personnes en détresse accusaient leurs proches de ce qu'elles se reprochaient elles-mêmes... Ainsi se reprochait-elle de ne jamais me saluer... Tiens donc !
Il y avait donc bien quelque chose qui évoluait et son cas n'était peut-être pas tout a fait perdu !
Vous auriez dû voir sa tête le lendemain de l'incident diplomatique lorsque je l'ai salué de mon plus beau sourire, ni hypocrite ni en colère, juste avec empathie et bienveillance...
Elle ne m'a pas répondu pour autant...

Mes enfants grandissaient , les années s'écoulaient ponctuées de :

- Mamaaaaaan, regarde voilà la dame qui ne dit jamais bonjour ! Mais pourquoi tu veux qu'on continue de lui dire bonjour alors qu'elle ne nous répond jamais ?
- Parce que je crois que cette femme doit être terriblement seule et malheureuse pour en arriver là, alors nous qui avons la chance d'être heureux et entourés d'amour, il est de notre devoir de le distribuer autour de nous, et crois moi que c'est peut-être celle qui en a le plus besoin autour de nous.

Ou :

- Mais maman ça va faire 10 ans que tu lui dit bonjour et que tu lui souris chaque fois que tu la croises! Si elle devait te répondre je pense qu'elle l'aurait fait un jour !!!
- Et bien un vieux dicton dit que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir... Je persévère...

Au  bout de 14 ans, j'ai finit par penser qu'elle ne me répondrait jamais... Mais je ne voulais pas me résigner à ne plus la saluer car cela aurait été comme si sa tristesse et son chagrin avaient eu raison d'une partie lumineuse de moi, alors j'ai décidé de continuer, encore et encore, même si jamais je ne devais recevoir le moindre regard...

Et puis cet hiver, le miracle se produisit!!! Un matin ou je n'attendais plus rien depuis plus de 2 ans... Elle ne détourna plus le regard et bredouilla un "Bonjour" si faible que je me suis demandée si je ne l'avais pas rêvé !!!! Je me suis figée dans ma marche, la bouche ouverte incapable de répondre quoi que ce soit tandis qu'elle continua sa course comme si rien ne s'était passé !
Je n'avais qu'une envie : celle de courir à sa poursuite, l'interpeller par le bras et lui dire :

- Vous m'avez bien dit bonjour là ? Je n'ai pas rêvé hein ???
Lutin !!!! Ca vous aura pris 16 ans pour me dire enfin bonjour !!!! 

J'avais envie de la prendre dans mes bras, de lui faire un câlin limite en la faisant tournoyer cette petite mamie! J'avais envie de l'embrasser sur les deux joues et de la remercier!!!
Bon je ne voulais pas non plus l'effrayer de peur que ses prochains mots ne soient pour  2031 alors je n'ai rien dit mais je suis rentrée à la maison avec le sourire jusqu'aux oreilles  et une chaleur inédite dans le coeur ! J'avais réussit !!! Cela m'a prit 16 ans ! LUTIN !!! SEIZE ANS !!!!


La semaine suivante, le bonjour était un peu plus audible, la suivante plus franche encore !
Le mois dernier elle nous a même encouragé dans nos travaux extérieurs sous le regard médusé de nos enfants qui jouaient dehors !!!!

Pourquoi je vous raconte cela aujourd'hui ?
Pas seulement pour vous offrir la confirmation que je suis suffisamment ravagée pour saluer chaque semaine une personne qui ne m'a jamais répondu en 16 ans, soit à peu près 832 fois sans compter les années bissextiles !
Non ce que je voulais partager c'est le message de foi en l'immense pouvoir de la bienveillance, de l'amour et surtout de la patience !!!
Il y a du bon dans chacun d'entre nous, et certaines personnes ont été tellement malmenées par la vie que cette part de lumière est enfouie si profondément en elles qu'il faut 16 ans pour la faire émerger, mais quel bonheur de voir la lumière se rallumer au fond de leurs yeux !!! Ce sont des précieux cadeaux de la vie...qui se partagent et c'est ce que j'ai fait ce soir...
J'espère que cet article changera votre regard sur "une conne de voisine" , "un abruti de client" ou "un odieux personnage", qu'il vous permettra de l'aider à retrouver la foi et la confiance en l'autre et que vous serez gratifiée d'un précieux sourire que jamais de votre vie vous n'oublierez...

dimanche 18 janvier 2015

1er "Le dimanche on réchéflit" de l'année... :)

Les anciens le savent, 
Les nouveaux le découvrent :
Point d'article le dimanche...
Parce que chez Fofie,
Le dimanche, on réchéflit !

Ce sont des citations, phrases, textes 
qui m'ont interpellé dans la semaine 
et que je souhaite partager avec vous...

Voici donc mon interpellation de la semaine...
Pour vous y réchéflir !




Très beau dimanche à tous... :)





mercredi 24 septembre 2014

Ouvrier

Je partage ce matin sur une réflexion que je mène depuis quelques jours sur les ouvriers au sens large...

On entend souvent que les conditions de travail des ouvriers du bâtiments ou des travaux publics sont difficiles, entre les charges lourdes, les contraintes techniques, les caprices météorologiques, les horaires parfois inhumains et les dangers sur les chantiers, presque tout le monde s'accorde à dire que ce n'est pas un métier facile... Et pourtant il existe en France et dans les pays civilisés en général une sorte de "mépris" envers ces hommes...

L'énorme majorité des personnes qui travaillent dans les bureaux, s'imaginent que parce qu'ils ont quelques années de plus d'études au compteur, ou que parce qu'ils travaillent en tailleur ou costume cravate cela fait d'eux des personnes plus respectables...
Alors certes, le bâtiment recrute parfois à BAC moins deux ou moins trois mais il n'en reste pas moins que le métier est difficile, bien plus que de passer 7 ou 8 heures le cul sur une chaise derrière un ordinateur dans un bureau chauffé l'hiver, climatisé l'été ! (Chose que j'ai faite pendant près de 10ans)

Ici , depuis le début de notre chantier, nous nous rendons encore plus compte à quel point la tâche est épuisante... A quel point nos corps sont fatigués, nos muscles souffrent...Et nous avons conscience que pour l'instant la météo est avec nous !
Et je prends conscience que mon respect et ma reconnaissance n'étaient pas à la hauteur...

Et puis grâce à la lecture de la saga des "Piliers de la terre" je me suis souvenue qu'autrefois, il n'était pas question "d'ouvrier" mais de "Bâtisseur"!
Vous la sentez la différence ?
Vous sentez à quel point le terme "d'ouvrier" est réducteur?
Moi quand j'entends "ouvrier" je pense au millier de petite fourmis ouvrières qui triment toute la journée dans la fourmilière, qui semble ne jamais s'arrêter, qui soulèvent jusque 4 fois leur poids...

Autrefois, être bâtisseur était une fierté... Aujourd'hui je ne connais personne qui dise "Ohhh mon gendre est ouvrier du bâtiment" comme on dirait "ohhhh mon gendre est médecin"...


Et pourtant... En remontant un peu le temps et en se posant quelques question le regard change...

• Qui a construit notre belle maison, notre "home sweet home" dans lequel on se sent si bien?
• Qui a construit les maisons de nos proches, nos familles, nos voisins ... ?
• Qui a construit les écoles pour nos enfants, les boulangeries où nous achetons notre pain,  les églises et temples ou nous prions, les gares et aéroports grâce auxquels nous voyageons, les bureaux où nous travaillons (oui bon d'accord, pour ce dernier exemple ce n'était pas obligatoire !) ?
• Qui construit et entretient les routes grâce auxquelles nous nous déplaçons si facilement et si rapidement?
• Qui a aménagé les trottoirs pour la sécurité des piétons ?

Et je pourrais en écrire des dizaines comme cela...
Alors certes mesdames ou mesdemoiselles qui ne s'est jamais faite interpeller ou siffler vulgairement en passant devant un chantier par quelques malotrus qui manient la pioche ou la truelle ? 
Mais pour leur défense je rappelle que les pervers et les harceleurs sexuels sont aussi fort  (plus ?) nombreux dans les bureaux...
Et puis un goujat mérite-t-il de mettre tous les hommes dans le même sac?
Je ne pense pas.

J'avoue que depuis quelques jours mon regard a changé sur ces hommes qui travaillent par tous les temps pour notre bien être et dans l'ombre, pour ne pas dire l'obscurité la plus opaque...
Et même si quelques publicitaires plaident en faveur de ces corps de métier, tout le monde  n'a pas le physique du jeune homme de la pub' coca-cola light dont je suis certaine que toutes mes lectrices se souviennent...

On ne devrait plus parler d'ouvrier pour personne ! 
Tous les homme et les femmes qui consacrent leur vie à un métier méritent un titre respectueux...
Nous ne devrions pas parler d'ouvrier agricole mais bien d'agriculteur...
Plus d'ouvriers du bâtiment... des bâtisseurs

Ben quoi? Les femmes de ménages sont bien devenues des techniciennes de surface et les caissière des hôtesses de caisse... Voilà qui est bien plus valorisant!
Et il est important de valoriser toutes ces personnes qui ont un métier difficile et qui méritent à mes yeux encore plus de respect pour le travail qu'ils accomplissent courageusement chaque jour que les bureaucrates !

Alors certes, je ne révolutionnerai pas le Larousse ce matin...
Mais si je parviens à faire que vous soyez interpellé par cette réflexion et que votre regard aussi se charge de respect envers ces hommes et ces femmes alors leur vie sera un peu plus belle et leur tâche un peu plus légère...

La semaine dernière j'ai remercié l'agent d'entretien de la ville qui nettoie quotidiennement nos trottoirs et qui se cassait le dos sur son balai... 
Il s'est arrêté et m'a demandé de quoi je le remerciais...
Je lui ai expliqué que grâce à lui, chaque jour, j'allais conduire mes enfants à l'école dans une ville propre et que j'avais conscience que c'était grâce à lui...
Un sourire a illuminé son visage et j'ai même senti un élan de fierté...
Il m'a dit que peu de gens lui disaient bonjour, que parfois il avait l'impression d'être transparent, mais que pour le coup, jamais on ne lui avait dit Merci et qu'il était heureux !
Et il est reparti plus léger, et même plus droit sur son balai...
Vous vous rendez compte du pouvoir d'un seul mot ? Juste un petit "Merci"...
Un mot gorgé de respect , qui peut changer une journée et  que l'on peut offrir à tout le monde...











dimanche 21 septembre 2014

Citation du dimanche...

Allez aujourd'hui je me penche sur deux lignes de Victor Hugo...
M'enfin, sans le savoir, j'ai moi aussi cité du Victor Hugo bien souvent, 
cette phrase est  même un de mes fers-de-lance préféré...




dimanche 22 juin 2014

Réflexion du dimanche... A garder à l'esprit la semaine, les mois et les années à venir !

Je publie ce matin une citation que j'ai partagé sur facebook il y a quelques jours mais qui a toujours tendance à être noyé dans le flux d'informations des pages...

Or moi je voulais vraiment mettre l'accent sur ces quelques lignes et vous laisser y "réchéflir" sereinement...
Là que c'est chose faite,  beau dimanche à vous !!!




lundi 16 juin 2014

Projets de la semaine à venir...

Au hasard de mes flâneries sur le net, je suis tombée sur cette image que je souhaitais partager avec vous et qui illustre à la perfection mes objectifs de la semaine, du mois, de l'année... de la vie même tout simplement !

Voilà donc ce que je vous souhaite à tous !
Belle semaine à vous qui me lisez...


dimanche 26 janvier 2014

Retour de ma réflexion dominicale...

Allez je reprends les bonnes vieilles habitude et relance du "le dimanche on réchéflit"...



dimanche 24 novembre 2013

Vous aussi, faîtes votre devoir...


Et appliquez vous...

Que cette belle phrase d'Albert Jacquard vous accompagne au quotidien...

Bonne semaine à venir à tous...



dimanche 29 septembre 2013

L'Amérique... La France... Même monde, même constat !

"Le Dimanche on réchéflit", rubrique du jour, propose aujourd'hui quelques lignes d'un journaliste qui m'ont interpellées... 

Bien sûr, il ne faut pas prendre au pieds de la lettre et ne pas généraliser...
Je connais des médecins qui se battent pour leurs patients, des avocats qui veulent continuer de croire en la justice, des profs passionnés et passionnants... Et même un Banquier différent...
Mais ils sont si rares que je me réjouis que la vie les ait placés sur ma route et je leur porte énormément de respect... 
Pour tous les autres...Il y a ce constat et j'avais envie de le partager car il m'a interpellé...
Chacune de ses lignes est déjà dure, mais toutes mises bout à bout sont d'une violence pour moi...




dimanche 15 septembre 2013

Retour du "dimanche on "réchéflit" !"...

Pour la reprise de la  rubrique "Le dimanche on réchéflit", je voulais porter votre orientation sur un extrait de livre sur lequel je suis tombée il y a quelques temps sur Facebook et qui m'a .... Comment dire???
... Mis une grosse baffe dans la gueule ?
Oui ça résume bien !!! :-(
Et la baffe vient tant du contenu du texte en lui même, que du titre de l'oeuvre et de l'année de son écriture...


"Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s'y prendre de manière violente.
Il suffit de créer un conditionnement si puissant que l'idée même de révolte ne viendra même plus à l'esprit des hommes.
L'idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l'éducation, pour la ramener à une forme d'insertion professionnelle.

Un individu inculte n'a qu'un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.
Il faut faire en sorte que l'accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste.
Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l'information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif.
Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des informations et des divertissements flattant toujours l'émotionnel ou l'instinctif.
On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon dans un bavardage et une musique incessante d'empêcher l'esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant, il n'y a rien de mieux. En général on fera en sorte de bannir le sérieux de l'existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d'entretenir une constante apologie de la légèreté ;  de sortes que l'euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté"

Aldous Huxley
Le meilleur des mondes
1931


C'est à se demander si ce livre n'est pas le livre de chevet de tous les dirigeants de notre monde...
De la à parler de théorie de complot il ne reste plus qu'un pas, je vous l'accorde mais pinaise...
Avouez que ça laisse à réfléchir !!!

dimanche 3 mars 2013

La phrase de cette fin de semaine...

A ne surtout, surtout, jamais perdre de vue...


Alors... Levons-nous...
Dressons-nous...
INDIGNONS-NOUS !!!

dimanche 24 février 2013

A méditer.... très sérieusement !

Ce dimanche, ce n'est pas avec une citation que je vais vous faire "réchéflir"...
Ce dimanche je vous balance la vidéo sur laquelle je suis restée bloquée depuis sa découverte...
Je ne me remets pas de ce que j'ai découvert au travers de ces images qui sont parfois insoutenables, enfin à mes yeux... à celui de mes filles également qui ont crié leur horreur devant l'écran...

Ceux qui suivent le blog sur Facebook ont déjà dû l'y découvrir car je l'ai partagé sitôt après le visionage , mais cela ne suffit pas, ce blog ne suffira pas non plus... C'est pourquoi ce sera à vous par la suite de partager encore et encore... Pour qu'au moins il y ait une prise de conscience...



Alors voilà... Ce n'est pas brillant... Mais ça colle aussi à la rubrique "A méditer"... Parce que là... y'a matière !!!

jeudi 31 janvier 2013

Réflexion du jeudi matin...

Après les états d'âmes du mercredi soir, voici la réflexion du jeudi matin...
Elle ne constitue pas une suite de celle d'hier...
C'est juste un extrait des propos d'un homme qui gagnerait à être d'avantage connu...
Mon homme me parle souvent de lui, avant hier j'étais sur le point d'acheter son livre, je lui ai préféré un ouvrage médicinal pour mes recherches... il est néanmoins en tête de liste de mes prochains achats...


Ce sont des lignes qui me parlent... qui m'interpellent, et que j'avais envie de partager...
Elles se suffisent à elles-même, je ne rajouterai donc rien...


"Il ne faut pas s’accrocher aux alternatives en se disant qu’elles vont changer la société. 
La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion. 
Chacun doit travailler en profondeur pour parvenir à un certain niveau de responsabilité et de conscience et surtout à cette dimension sacrée qui nous fait regarder la vie comme un don magnifique à préserver. 

Il s’agit d’un état d’une nature simple : J’appartiens au mystère de la vie et rien ne me sépare de rien. Je suis relié, conscient et heureux de l’être. 
C’est là que se pose la question fondamentale : qu’est-ce que vivre ? 

Nous avons choisi la frénésie comme mode d’existence et nous inventons des machines pour nous la rendre supportable. 
Le temps-argent, le temps-production, le temps sportif où l’on est prêt à faire exploser son cœur et ses poumons pour un centième de seconde… tout cela est bien étrange. 
Tandis que nous nous battons avec le temps qui passe, celui qu’il faut gagner, nos véhicules, nos avions, nos ordinateurs nous font oublier que ce n’est pas le temps qui passe mais nous qui passons. 
Nos cadences cardiaques et respiratoires devraient nous rappeler à chaque seconde que nous sommes réglés sur le rythme de l’univers. 

L’intelligence collective existe-t-elle vraiment ? 
Je l’ignore mais je tiens pour ma part à me relier sur ce qui me parait moins déterminé par la subjectivité et la peur, à savoir l’intelligence universelle. 
Cette intelligence qui ne semble pas chargée des tourments de l’humanité, cette intelligence qui régit à la fois le macrocosme et le microcosme et que je pressens dans la moindre petite graine de plante, comme dans les grands processus et manifestations de la vie. Face à l’immensité de ce mystère, j’ai tendance à croire que notre raison d’être est l’enchantement. 

La finalité humaine n’est pas de produire pour consommer, de consommer pour produire ou de tourner comme le rouage d’une machine infernale jusqu’à l’usure totale. C’est pourtant à cela que nous réduit cette stupide civilisation où l’argent prime sur tout mais ne peut offrir que le plaisir. 

 Des milliards d’euros sont impuissants à nous donner la joie, ce bien immatériel que nous recherchons tous, consciemment ou non, car il représente le bien suprême, à savoir la pleine satisfaction d’exister. Si nous arrivions à cet enchantement, nous créerions une symphonie et une vibration générales. 

Croyants ou non, bouddhistes, chrétiens, musulmans, juifs et autres, nous y trouverions tous notre compte et nous aurions aboli les clivages pour l’unité suprême à laquelle l’intelligence nous invite. Prétendre que l’on génère l’enchantement serait vaniteux. 

 En revanche, il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation. 

 Ne serait-ce pas là la plénitude de la vie ?" 


 Pierre Rabhi


Belle journée à chacun...

dimanche 20 janvier 2013

Citation anonyme du jour...



"Le problème avec ce monde,
C'est que les personnes intelligentes sont pleines de doutes,
alors que les personnes les plus bêtes sont pleines de certitudes"




dimanche 13 janvier 2013

Déshumanisation ?

Le dimanche on "réchéflit" reprend du service en 2013...

Voici un petit texte qui m'a interpellé cette semaine que j'ai choisi d'illustrer par une photo qui m'interpelle également... (Merci Katkat pour le partage du texte) :



"A mesure que la connaissance scientifique progressait, le monde s'est déshumanisé...

L'homme se sent isolé dans le cosmos car il n'est plus engagé dans la nature et a perdu sa participation affective consciente, avec ses phénomènes. Et les phénomènes naturels ont lentement perdu leurs implications symboliques.

Le tonnerre n'est plus la voix irritée d'un dieux, ni l'éclair son projectile vengeur.
La rivière n'abrite plus d'esprits, l'arbre n'est plus le principe de vied'un homme, et les cavernes ne sont pas habitées par des démons.
Les pierres, les plantes, les animaux ne parlent plus à l'homme et l'homme ne s'adresse plus à eux en pensant qu'ils peuvent l'entendre.

Son contact avec la nature a été rompu, et avec lui a disparu l'énergie affective profonde qu'engendrait ses relations symboliques."

C.G Jung (L'homme et ses symboles)


dimanche 2 décembre 2012

Dicton du jour...


"Pour chaque bonne raison de mentir...
il en existe une bien meilleure pour dire la vérité..."

Beau Bennet

dimanche 14 octobre 2012

Sur la route...

Ca faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu un petit dicton du dimanche tiens !!!
Voilà de quoi reprendre de bonnes habitudes...


dimanche 20 mai 2012

Question de moyens...



"Qui veut faire quelque chose, 
trouve un moyen.
Qui ne veut rien faire,
Trouve une excuse"

Proverbe Arabe