jeudi 23 mai 2013

JAMAIS ?

Avant de vous parler de ma santé, je reprends ma plume mon clavier exutoire...
Pour vous parler de moi, de ma vie... de ce qui la chamboule... Tous ces mots que j'ai besoin de "poser" pour avancer et y voir plus clair... Je remplis donc ma rubrique "Confessions intime" et vous livre une partie de moi enfouie depuis des dizaines d'années en guise de thérapie... La meilleure que j'ai trouvée jusqu'ici!




Il y a 22 ans j’ai été marquée au fer rouge... Au sens figuré bien sûr, quoi que le sens propre eut été sans doute moins douloureux... tout au moins la douleur aurait été plus brève...

J’étais scolarisée dans une des écoles les plus chics de la métropole où étaient scolarisée toute la descendance du gratin de la bourgeoisie Lilloise... Les appels de présence en début de cours ressemblaient à s’y méprendre à l’inventaire des plus riches fortunes du département énumérant tour à tour les grands industriels et notables du coins...
Avec le compte en banque des parents, allaient la mentalité des enfants et les signes extérieurs de richesse... plus discriminatoires que la couleur de peau dans ce genre d’établissement !

Ce que je faisais là-bas ??? Je m’interroge encore...
L’école était au bout de ma rue et mes parents voulaient le meilleur pour moi, et si cette école était la meilleure pour tous ces gens, ils en avaient déduit qu’elle serait la meilleure pour moi sans imaginer un seul instant que de me conduire chaque matin  au milieu de tous ces gamins qui ne sortaient jamais sans moins de deux ou trois milles francs (300 à 450 euros) de fringues et accessoires, moi qui n’étais vêtue de fringues de récup’ sans jamais la moindre marque à arborer fièrement équivalait à me jeter directement dans la gueule du loup...
Oh ce n’était pas de la mauvaise volonté de leur part, mais nous n’en avions tout simplement pas les moyens du tout, lorsque l’on peine à remplir le frigo, la dernière doudoune Chevignon à la mode était le cadet de leurs préoccupations... D’autant que même si ils bénéficiaient d’un tarif privilégié au regard de notre situation financière, les frais de scolarité restaient démesurés comparés à notre niveau de vie.

Et si personne n’ignore que les enfants savent se montrer très cruels entre eux, je peux vous affirmer qu’il suffit de très peu de chose pour dresser une majorité contre un individu seul et que lorsqu’il s’agit de choisir son camp, il n’y en a plus un pour courir le risque de devenir à son tour le défouloir et la risée de ces petits hommes des cavernes... et ce, dans la plus grande indifférence générale, tant du côté des camarades de classe que de celui du personnel enseignant !

J’ai connu les humiliations, les brimades, les moqueries, les méchancetés au quotidien pendant 5 longues et interminables années avant qu’un déménagement ne me délivre enfin de cette école pour débarquer dans une autre  dans laquelle je suis passée  sans rien changer, en 2 mois de vacances d'été, du statut de bouc émissaire de toutes les classes de même niveau à la fille la plus populaire, élue déléguée de classe & Cie... Je vous laisse imaginer le changement, que dis-je la révélation (et la leçon d’humanité que j’en ai retenue) !!!

Néanmoins c’est sur mes années “collège en enfer” que je souhaite m’attarder un peu plus... Il était impératif de vous dresser un petit peu le tableau pour bien situer les choses...

J’avais alors 13/14 ans et je n’avais aucune considération pour tous mes camarades de classe qui avaient beau appartenir aux plus riches familles du coin, n’avaient à mes yeux aucune humanité, aucune sensibilité, aucun respect pour rien ni personne... Des enfants nés avec une cuillère en argent dans la bouche comme on dit, qui n’ont jamais eu à se battre pour rien, qui ne se préoccuppent de rien ni personne puisqu’ils savent depuis leur plus jeune âge que leur vie est toute tracée à reprendre les affaires familiales...
Et au milieu de tous, il y avait un garçon qui semblait différent... plus simple... ses parents ne venaient pas le chercher à la sortie de l’école, il repartait chez lui en métro chose peu commune à cet âge à l’époque... Il portait fréquement un gros pull blanc si je me souviens bien avec les chiffres 1.2.3  écrit en énorme sur le devant (Pinaise et dire que je me rappelle de ce détail vieux de 22 ans et que je ne suis pas fichue de retenir les numéros de portable de mes proches;-)
Il n’était même pas dans ma classe mais j’avais fini par savoir qu’il était au même niveau que moi...
Pendant  plus de deux années il fut ma seule raison de me lever le matin et de continuer d’aller en cours au beau milieu de ce pannier de crabes...
Je me levais pour lui, je m’habillais pour lui (enfin je faisais au mieux avec ce que j’avais), je supportais les heures de cours et les moqueries et les crasses juste parce que je savais que je l’apercevrais pendant la récréation... Et je pouvais tout endurer si je savais que je le verrais quelques minutes...
Parfois quand c’était trop violent, que j’étais à bout de courage je pensais à lui et tout allait mieux, il me donnait la force de tout affronter...Et pourtant il ne faisait rien d’autre qu’être lui sans même se soucier de moi...
Ah ça, le moins que l’on puisse dire c’est que j’en pinçais grave pour lui !!! Sans pour autant le connaître vraiment... Je savais juste qu’il ne faisait pas partie de tous ces enfoirés qui prenaient un malin plaisir à lâcher leurs nerfs sur moi, que pas une seule fois il n’avait été désagréable, ni méchant ou méprisant avec moi...Juste il m’ignorait royalement et c’était déjà énorme !

Un heureux hasard a fait que nous nous sommes retrouvés voisins lors des devoirs surveillés hebdomadaires qui avaient lieu avec toutes les classes du même niveau dans la même salle  et ces deux heures étaient pour moi les deux meilleures de la semaine...
Néanmoins, j’avais bien conscience de ma différence et de ma pitoyable côte de popularité alors vous imaginez bien que je ne me serais jamais risquée à lui exposer le tiers de la moitié des sentiments que je ressentais pour lui...
De toutes façons, je ne me faisais absolument aucune illusion, je ne voyais pas comment un garçon comme lui , aurait pu ne serait-ce qu’un seul instant s’intéresser à une fille comme moi...
Lui qui était beau gamin, entourés d’amis, toujours le sourire au lèvre (et quel sourire !  Pour le peu qu’il m’en décrochait un je ne touchais plus terre pendant des semaines... lol)...
Alors quoi? Je n’étais pas maso non plus ! Pour le peu qu’il ne soit pas si humain qu'il en ait l'air et qu’il en parle à n’importe quel copain c’en aurait été fini pour moi...
Je ne souhaitais en aucun cas leur tendre un baton supplémentaire pour me battre et je concentrais toute mon énergie à raser les murs et à ne surtout pas me faire remarquer pour ne pas attirer les foudres de quiconque...

Il était donc totalement inenvisageable de lui expliquer que chaque vendredi soir était une torture pour moi car je savais que je ne le verrais plus avant le lundi matin...
Pourquoi lui dire que j’avais l’impression d’être en apnée pendant les vacances scolaires et que ce qui aurait dut être 15 jours de répit n’était en réalité que 15 interminables journées de torture?
Comment lui expliquer ce que moi même je ne m’expliquais même pas?
Comment pouvais-je être raide dingue à ce point d’un mec qui ne me regarderait même jamais...
Pourquoi je ne parvenais pas à me controler et à reprendre le contrôle de ma tête , de mes rêves, de mon coeur, moi qui parvenait plutôt bien à gérer tout le reste...
Pourquoi cet amour était-il si violent et si impossible ?
J’ai découvert ce que signifiait le dicton “vouloir oublier quelqu’un c’est bien souvent l’aimer d’avantage...”
J’en ai passé des nuits blanches à m’interroger, à vouloir comprendre... les pourquoi du comment...  A calculer les probabilités pour qu’un homme et une femme ressentent ce même sentiment l’un envers l’autre alors que nous étions si nombreux...

Et puis un jour il n’est plus venu  au collège... j’ai d’abord cru qu’il était malade...
Je l’ai attendu le lendemain, le sur-lendemain, la semaine suivante et celle d’après... en vain ! Disparu ! Du jour au lendemain !
Je ne vous écrit pas mon inquiétude, mon angoisse, ma peine, ma solitude et surtout mon incompréhension... Je pense avoir à peu près imaginé tous les scénarios possibles et imaginables... De la  longue maladie au suicide (vite rayé de la liste pour profil non correspondant) en passant par un déménagement (oh! mon dieu non pas un déménagement...)

Je ne me levais plus le matin pour lui, je me levais pour savoir ce qui lui était arrivé... j’ai mené une véritable enquête pour tenter de découvrir ce qu'il avait bien pu devenir... Et ce que je redoutais le plus s’est confirmé...
J’ai surpris au vol une conversation de l’un de ses meilleurs copains qui disait qu’il avait déménagé... pire... qu’il avait quitté la région !
Mon coeur s’est brisé net et pour la première fois j’ai pleuré à n’avoir plus de larme à verser ... j’ai perdu l’appétit,  le sommeil, le sourire, la joie de vivre...
Très vite je suis devenue l’ombre de moi-même... 8 kilos de moins... Même mes bourreaux de l’école ne me torturaient plus... ou alors je ne m’en souviens plus car plus rien n’avait d’importance...
Mes parents se sont inquiétés, j’ai bien tenté de leur expliquer mais selon eux, à mon âge on ne connaissait rien de l’amour... Je leur en ai voulu à eux aussi ! Voulu de ne rien comprendre, jamais, voulu de ne pas voir que là je venais de perdre la seule personne qui me tenait la tête hors de l’eau, ma bouffée d’oxygène...
Voulu de ne pas voir que j’étais en train de sombrer de jour en jour et que ma descente aux enfers n’en finissait pas... Je devais continuer de vivre mais je ne voyais plus rien de supportable...
Et puis une nuit d’insomnie j’ai fait le bilan... j’ai posé les choses à plat un peu pressée par ce fichu devoir d’éducation civique à rendre pour le lendemain...

Je crois que c’est cette nuit là que j’ai touché le fond pour enfin rebondir et remonter à la surface... C’est cette nuit là qu’une page s’est tournée sur mon ancienne vie et que j’ai décidé d’en commencer une nouvelle...
22 ans plus tard, je n’ai rien oublié de cette nuit, je revois la faible lumière de ma  lampe de chevet... j’entends encore Roch Voisine qui tournait en boucle (Ben quoi c’était y’a  22 ans y’a prescrition maintenant! ;-)...
Je me souviens de ce constat : j’avais eu mal comme jamais je n’aurais cru possible de souffrir et malgré tout je n’en mourrais pas...
En ouvrant mon livre scolaire je suis tombée au hasard sur une phrase que j’ai reçue comme un signe, une leçon de la vie...
“Tout ce qui ne te tue pas, te rend plus fort” et moi je n’étais pas morte...

En analysant avec recul la situation... J’en ai conclu qu’il était peut-être parti mais qu’il m’avait fait un fabuleux cadeau... Il m’avait rendue forte...terriblement plus forte !!!

Il avait été ma raison de vivre lorsque je n’en voyais plus aucune... Grace à lui et pour lui  j’avais supporté et enduré bien plus que je ne m’en serais jamais crue capable...

Je devais reprendre ma vie en main... je ne rêvais pas de cette vie là... J’avais des projets scolaires (quitter à tout prix ce collège devenu mon bagne), intégrer le lycée de mes rêves qui enseignait le dessin à temps plein... et puis comme j’étais du genre bourrique et confiante en la vie j’avais au fond de moi la certitude qu’un jour la vie m’offrirait l’opportunité de recroiser son chemin...si tel était mon destin.

Mais pour bien démarrer dans ma nouvelle vie, je devais rendre ce fichu devoir d’éducation civique sur l’identité et l’exercice final de ce devoir consistait à devoir trouver sa signature, celle qui nous suivrait  tout au long de notre vie, celle qui nous ressemble, celle que l’on apposerait au dessous de chaque document officiel de notre vie, en bas de chaque chèque... une signature unique, inimitable blabla bla, blabla bla.... La galère quoi !

Riche de mes conclusions personnelles sur la nouvelle tournure que devait prendre ma vie et sur la force insoupçonnée que ce jeune homme avait fait naître en moi, j’ai mis au point ma signature, la nuit du premier jour de ma nouvelle vie, en y glissant discrètement la première lettre du nom de celui qui avait fait de moi la personne que j’étais devenue...
Pourquoi ??? Pour qu’à chaque fois que je la signerai quelque part je n’oublie pas cette nuit où j’ai décidé de vivre grace à lui, cette nuit où j’ai pris conscience de la force intérieure que je possédais... Pour que je n’oublie jamais que ce premier amour aussi violent et anonyme qu’il avait été , m’avait fait prendre conscience de la  force qui m’habitait et qui allait me guider durant toute ma vie... Cette nuit là j’ai décidé que tout ce qui ne me tuerait pas me rendrait plus forte, encore plus forte, de jour en jour, de mois en mois et d’année en année... Et cette phrase ne m'a plus jamais quittée...Encore aujourd'hui je la transmets à mes proches, aux ados que nous accueillons et qui traversent des passes difficiles et je me la répète souvent...

Alors les jours, les semaines et les mois sont passés... Il m’aura fallu presque un an de plus pour que mon coeur tourne la page et s’ouvre à quelqu’un d’autre...
J’ai changé d’école et comme je le disais un petit peu plus haut ce fut une véritable révélation sociale, j’ai intégré le lycée de mes rêves où j’ai appris le métier de mes rêves entourée d'amis que je vois encore aujourd'hui... J'ai traversé bien des épreuves avec chaque fois la même certitude, celle d’en sortir plus forte encore... C’était comme une obsession...ne plus baisser la tête, ne plus raser les murs... jamais!

Je n’ai jamais recroisé le chemin de ce garçon contrairement à ce que je pensais,  et j’ai gardé ma signature, même lorsque j’ai changé de nom lors de mon mariage car elle fait désormais partie de mon histoire...
Et jamais, jamais je n’aurais cru revenir sur ce chapitre de ma vie qui appartient au passé... à un lointain passé tout de même.

Je devrais pourtant savoir que dans la vie il ne faut jamais dire “jamais” ... Que la vie est pleine de surprises... Et que parfois si on proposait ma vie comme scénario de film, des réalisateurs diraient que c’est “trop gros “ et "pas vraiment crédible"... et pourtant...

Mon intuition était juste... Nos chemins ont bel et bien fini par se recroiser...
22 ans plus tard...
Si l’on me l’avait dit, j’aurais imaginé cette rencontre dans le cadre du monde professionnel, séminaire, formation..., ou bien de manière tout à fait aléatoire genre en faisant la queue en caisse au supermarché...
Puisqu’il faut vivre avec son temps peut-être aurais-je découvert son profil facebook dans la liste d’amis de l’un de mes lecteurs...
Si on m’avait aiguillé un peu en me disant que ce serait vraiment un concours de circonstances incroyables mon imagination aurait pu pousser jusqu’à.... je ne sais pas moi... un accident de voiture avec sa voiture parmi tant d’autres... Voilà le genre de scénarios tordus que j’aurais pu imaginer en me creusant bien la tête...

Mais ce qui est certain... c’est que Jamais, JAMAIS, JA-MAIS je n’aurais pu un seul instant imaginer qu’il puisse être le petit frère de la maman du meilleur copain de mon mari !!!!

Si il y a bien une chose à laquelle je ne m’attendais pas en me rendant au baptème de la fille de nos amis c’est qu’il nous présente enfin son oncle dont il nous parle tant depuis bientôt deux ans et que je le connaisse déjà...
Lorsqu’il s’est retourné dans la salle des fêtes, j’ai un bref instant eu l’impression de le connaître mais de ne plus savoir d’où... Ce qui en soit n’est absolument pas surprennant puisque j’ai à peu près autant de mémoire des visages qu’une personne amnésique... Pis que accessoirement, 22 années se sont écoulées et que l'enfant est devenu un homme.
Mais quand il m’a dit que forcément nous ne pouvions pas l’appeller “tonton” comme lui et qu’il m’a dit son prénom j’ai bien failli m’évanouir !!!
L’espace de quelques minutes tout m’est revenu en mémoire comme une succession de flashbacks aveuglants... Le sol s’est dérobé sous mes pieds et je sentais mes jambes me lâcher... Je me suis retrouvée dans la peau de cette petite fille de 14 ans... Et tout m’est revenu de plein fouet... Le collège ou devrais-je écrire "l’enfer du collège", ces enfoirés de gamins qui m’ont pourris et destabilisés pendant tant d’années, les humiliations, les brimades, les méchancetés gratuites et l’angoisse que je ressentais chaque matin en me levant... cette boule au ventre qui se transformait en nausée... le poids de la solitude, la souffrance de l’isolement, de l’indifférence de mes proches... Tout ce chemin parcouru en 22 ans, balayé par un visage surgit du passé et quel visage !!!

Pour tenter de comprendre ce qui se passait, je me suis mise à essayer calculer dans ma  tête quelle pouvait être la probabilité pour que 22 années plus tard, au baptème de la fille de celui qui n’était  à la base qu’une rencontre fortuite sur un trail au fin fond d’un bois il y a deux ou trois ans, ait pue évoluer de sorte que l’on finisse invités au baptème de sa fille pour être présentés à sa famille et pour que sur les 3000 écoliers que j’ai fréquenté durant toute ma scolarité, son oncle ne soit autre que le premier homme qui ait changé ma vie ???
Y’avait une chance sur combien de millions hein ???
Je ne sais pas, j’ai toujours été nulle en maths... Et cela n'a fait qu'accentuer ma déstabilisation... Je ne savais plus rien, ne comprenais plus rien...
Ce qui était certain, c’est que ce  scénario là, moi je l’aurais recalé comme “ne tenant pas la route" ou 'bien trop improbable” !!!
Mais ça, c’est toute l’histoire de ma vie en ce moment...

Bien sûr (et fort heureusement), il ne m’a pas reconnue...
Nous nous sommes salués poliment puis nous ne nous sommes plus adressés la parole de la soirée...

J’ai passé ma soirée à halluciner sur ce que certains appelleront “le destin”, sur ce que moi je préfère appeler “la vie” tout simplement...

J’étais là avec mon mari que j’aime plus que tout depuis 18 ans... mes enfants dont ma grande fille qui a aujourd’hui exactement l’âge que j’avais à l’époque, qui est d’ailleurs elle aussi en 4ème... et en arrière plan il était là.... juste à côté de nous... lui que j’avais tant aimé  et tant désiré revoir.... juste à coté, à quelques mètres de celui que j’aime tant et avec qui je suis plus heureuse que jamais je ne l’aurais imaginé à l’époque ...
Je songeais à l'improbabilité de la situation... de la vie et de son curieux sens de l'humour, à  lui qui ne se doutait absolument de rien et à qui je dois tant...
Un instant j’ai hésité à traverser la pièce, à aller le voir, lui parler, mais je n’ai trouvé qu’une seule chose à lui dire...
Et j’aurais été bien ennuyée si il m’avait demandé de lui expliquer  pourquoi la seule chose que je trouvais à lui dire était simplement “Merci”...

Alors je n’ai pas bougé et c’est la vie que j’ai remercié... et que je continue de remercier chaque jour pour ses surprises, ses leçons... et ses délires aussi souvent !
Et je m’efforce de retenir pour une fois dans ma vie, qu’il faudrait que je raye de mon vocabulaire le mot “Jamais” ...


7 commentaires:

julie a dit…

Une belle leçon de vie. Un beau témoignage qui je crois est toujours d’actualité. Le collège à aussi été un mauvais souvenir pour moi, sans être le bouc émissaire, j'avais cette sensation de mal-être qui me suivait partout... que faire pour épargner les nouvelles générations?
pour que les jeunes se rendent compte à quel point leurs actions ont un impact bien plus important que ce qu'ils imaginent? Est-ce quelque chose propre à l'être humain? en tout cas bravo à vous et "la meilleure des vengeances c'est la réussite"

Audrey a dit…

Très beau texte, j'en ai les larmes aux yeux, je me mets à la place de cette jeune fille et imagine son mal être. Quelle sentation ont du etre ses retrouvailles. J'espere qu'il te lira et que vous prendrez contact. Ca serait chouette d'avoir son coté de l'histoire ;)
Biz Fofie et heureuse de te revoir avec tes magnifiques textes

Aurélie a dit…

Wahouuuu...frissons...et souvenirs pour moi. Pas pour le bel inconnu mais pour les années galeries........ou j'étais la plus petite de tout le collège et la tête de turc qu'on accrochait pendant la recré au porte manteaux ( quand je portais une salopette). Je me reconnais dans les fringues et la grande mode de la fameuse doudoune chevignon, des pulls poivre blanc ou blanc bleu, des converses ( elle doit venir de la ma passion pour les converses !!!), des Lévis..... Quand moi en mode minus j'étais habillée chez Z ( jarrive pas a acheter pour mes gars la bas..tiens tiens!!!)
Quand j'ai retrouver des anciens de classe.....le premier truc qu'ils me disent c'est " ta grandit?????"
Pas simple ces années quand on est pas dans les meneurs....
Comme toi j'ai fait une déprime...mais pas bien comprise ni parl les parents ni pr le médecin de famille......

Gaiako a dit…

Bonsoir Fofie,tu es toujours aussi émouvante avec tes histoires et ton sens innée de la narration...bravo et encore bravo.

C'est vrai qu'on a la larme à l'oeil,et la boule au ventre alors pour toutes celles et tous ceux que cette jolie narration a fait pleurer,je leur conseille de lire ou pour d'autres de relire "le petit chose" d'Alphonse Daudet et vous m'en direz des nouvelles,mais n'oubliez surtout pas d'acheter auparavant plusieurs boîtes de kleenex,c'est un livre qu'on ne peut oublier ensuite...

Venez me faire un compte rendu du nombre de mouchoirs utilisés aprés l'avoir lu pour que je puisse faire des statistiques!!! sourires

A trés bientôt, olivier

Anonyme a dit…

Oh lala... cette histoire... quelle histoire !
Elle est complètement dingue, et tellement émouvante. Je découvre ton blog, et je l’adore déjà :-)

J'ai vécu une histoire similaire à la tienne (sans les retrouvailles à la fin... mais qui sait, la vie réserve souvent des surprises) ^^

Le collège a été pour moi les pires années de ma scolarité. Je n'ai pas été brutalisée comme toi, mais d'un naturel très timide et réservé, je n'avais aucun ami... et j'ai été amoureuse folle d'un garçon avec qui je n'avais pour ainsi dire jamais parlé… et qui n’a jamais su les sentiments que j’ éprouvais pour lui. J’ai été dans sa classe pendant 3 ans… puis il a déménagé, à ma grande tristesse.

Je me revois aussi maudire les vacances, trop longues, trop loin de lui. Quelles années quand j’y repense.

Un jour j’ai retrouvé un petit bout de papier, plié, dans ma poche de manteau… c’était une lettre de déclaration d’amour. J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une mauvaise blague de la part de mes « camarades » de classe… mais j’ai toujours espéré que ce petit mot venait de lui… Et même aujourd’hui, 15 ans après ces événements, alors que je suis mariée et heureuse en amour, je pense souvent à cette lettre et à son auteur mystère…

Qui sait ? peut-être que la vie me donnera la réponse un de ces jours ^^

Bonne continuation à ton blog et à bientôt

Audrey M.

Audrey M. a dit…

Oh lala... cette histoire... quelle histoire !

Elle est complètement dingue, et tellement émouvante. Je découvre ton blog, et je l’adore déjà J



J'ai vécu une histoire similaire à la tienne (sans les retrouvailles à la fin... mais qui sait, la vie réserve souvent des surprises) J



Le collège a été pour moi les pires années de ma scolarité. Je n'ai pas été brutalisée comme toi, mais d'un naturel très timide et réservé, je n'avais aucun ami... et j'ai été amoureuse folle d'un garçon avec qui je n'avais pour ainsi dire jamais parlé… et qui n’a jamais su les sentiments que j’ éprouvais pour lui. J’ai été dans sa classe pendant 3 ans… puis il a déménagé, à ma grande tristesse.


Je me revois aussi maudire les vacances, trop longues, trop loin de lui. Quelles années quand j’y repense.

Un jour j’ai retrouvé un petit bout de papier, plié, dans ma poche de manteau… c’était une lettre de déclaration d’amour. J’ai toujours pensé qu’il s’agissait d’une mauvaise blague de la part de mes « camarades » de classe… mais j’ai toujours espéré que ce petit mot venait de lui… Et même aujourd’hui, 15 ans après ces événements, alors que je suis mariée et heureuse en amour, je pense souvent à cette lettre et à son auteur mystère…

Qui sait ? peut-être que la vie me donnera la réponse un de ces jours ^^

Bonne continuation à ton blog et à bientôt

Anonyme a dit…

En une phrase : tu es 1 belle personne animée d'humanité, de vie, de sensibilité... touchante !
Marjorie