mercredi 30 janvier 2013

Etats d'âme du mercredi soir...

Mercredi soir, 21h40... Je me pose enfin devant mon écran après une journée bien remplie...
Une journée passée à courir aux 3 coins de la métropole (Oui je sais, en théorie, y'a quatre coins, mais moi je n'en ai visité "que" 3 aujourd'hui et c'est bien suffisant !)
Entre les conduites dans le nouveau club d'escrime de Lamilia ce matin et cet après-midi le gros plein de courses pour nourrir ma tribu ces 10 prochains jours... sans oublier mon début de soirée au club de tir pour Lola...

 Bref! Un mercredi bien chargé où quand on rentre à la maison il faut encore gérer les lessives parce que y'a pas le choix...il faut des chaussettes propres et puis y'a les repas aussi à préparer...
Alors là, ce soir, ce fut l'anarchie totale :
-"Débrouillez-vous maman n'a plus le courage de faire à manger... Les placards sont pleins, "faisez-vous" plaisir !"
Ben quoi ? Personne ne meurt vraiment d'un suicide alimentaire de madeleines recouvertes de pâte à tartiner (sans huile de palme, Merci fanny ! ;-) le tout trempé dans du lait ! Bon ben alors je ne vois pas où est le problème !
Et là que tout est enfin  terminé (ou presque mais chuuuuut ! Faut pas l'dire...), je me pose enfin à mon bureau et je ne sais plus quoi écrire... Le syndrome de la page blanche ! Eh ! ça arrive même aux plus grands ! lol

Des articles sur des recherches, des trucs à balancer, des documentaires à partager... ça j'en ai une paire sous le coude mais les publications de ces derniers jours ne sont pas assez joyeuses à mon goût et ce soir je n'ai pas envie d'en rajouter une couche...
je vais finir par faire fuir tous mes lecteurs si je ne balance rien de plus positif !
Malheureusement en ce moment c'est assez compliqué...
Comme je le disais avant hier, je passe énormément de temps à faire des recherches et à approfondir pas mal de sujets... ce que je déterre n'est pas très très glorieux... Je baigne un peu dans une certaine morosité...
De plus, on peut dire que dame nature n'y met pas vraiment du sien pour briser cette grisaille ambiante et si aujourd'hui elle nous a épargné la pluie non-stop du matin jusqu'au soir comme ce fut le cas hier et avant hier, elle n'en a pas pour autant laissé un coin de ciel bleu illuminer notre journée...
C'est simple... j'envisage depuis peu de remplacer mon projet de futur potager bio par une plantation de rizières qui semblent bien plus adaptées à notre climat !!!

Bref... pas grand chose de gai en ce moment... A part peut-être le mariage dont tout le monde parle tant ! lol
Et puis revient encore dans le fil de mes pensées cette conversation que j'ai eu avec une de mes copines hier ou avant hier matin à l'école, je ne sais même plus tiens!
Cette conversation qui a donné lieu à une petite  publication sur la page Facebook du blog... et qui me trotte dans la tête depuis...
Cette copine, travaille de nuit aux soins palliatifs d'un grand hôpital... Nous nous croisons le matin tandis qu'elle rentre de garde et va conduire ses enfants à l'école juste avant d'aller se coucher pour sa journée tandis que la mienne commence à peine...
Nous échangeons souvent quelques mots et ce matin-là, elle était assez perturbée par la nuit qu'elle venait de passer... Côtoyer la mort au quotidien est déjà loin d'être une chose aisée à assumer alors quand en plus certaines personnes s'en vont dans plus de souffrances que d'autres, ou pire, souffrent le martyre mais ne partent pas... La vie professionnelle empiète soudain sur la vie personnelle et la transition entre les deux se floue insidieusement, jusqu'à l'école maternelle...
Je ne suis pas concernée à proprement parlé mais mon sens de l'empathie un peu trop développé à mon goût m'aide à prendre conscience de la chance que j'ai... Que nous avons... C'est d'ailleurs sur cette réflexion que nous nous sommes entendues et quittées ce matin là...

"Tant que plein de petits problèmes nous pourrissent la vie...
 Profitons-en car finalement, 
c'est que nous n'en avons pas de plus gros !!!"

Voici la phrase qui me trotte dans la tête depuis  deux jours il me semble... à moins que ce ne soit hier matin... Qu'importe finalement !
Elle tourne et retourne en boucle à la moindre petite contrariété...
Finalement, que donneraient ces hommes et ces femmes en fin de vie pour connaître encore et encore des journées de pluie à n'en plus finir... Qu'est ce que la préoccupation de boucler sa fin de mois en limitant la casse sur son compte en banque à côté de l'inquiétude de ne plus être là le mois suivant ?
Se préoccuper de futurs frais (colossaux) pour mettre aux normes ce Pu---- de tout-à-l'égout avant l'été sous peine d'amande encore plus colossale est finalement bien plus réjouissant que planifier ses frais hospitaliers ou ses obsèques...

En prenant ce recul sur la vie et surtout sur la mort, le côté dérisoires de mes soucis du moment me ridiculise soudainement !
A l'instant où je vous parle de mes états d'âme et à celui où vous les lirez, combien d'hommes ou de femmes apprendront qu'il ont désormais le combat de leur vie à livrer... Le seul combat qu'il ne faille pas perdre...  celui contre la maladie. Combien d'hommes ou de femme réaliseront que la lutte est perdue d'avance... et combien batailleront jusqu'à leur dernier souffle  à cet instant même ???

On dit toujours qu'il faut regarder derrière soi pour savoir d'où l'on vient...Moi je pense qu'il faut surtout regarder autour de soi pour réaliser notre chance !!!
Quelle chance insolente ont ceux et celles qui, comme moi, ne connaissent pas aujourd'hui la douleur d'un enfant gravement malade, la souffrance de la perte d'un proche, l'injustice de la maladie...
Finalement... Ca donne envie de relever la tête !!!
Et vous savez quoi ? Il peut bien tomber 1 mètre d'eau dans les jours à venir, je m'en fiche éperdument !!! Et si il n'y avait que ça... L'essentiel n'est-il pas d'être tout simplement entourés de ceux que l'on aime plus que tout ?
J'espère de tout coeur que mes états d'âmes du mercredi soir aideront ne serait-ce qu'une personne à retrouver le recul necessaire sur ses problème pour parvenir à en sourire... Si oui, alors ce sera encore une mission d'accomplie ! ;-)

Et ceux qui me croiseront  à l'avenir sur le chemin de l'école, les vêtements collant à la peau, souriant simplement sous la pluie sauront désormais pourquoi... 

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Tu parles de chance insolente parce que des moments difficiles face à la maladie d'un proche nous guettent tous, l'essentiel étant effectivement d'être entouré de ceux que l'on aime. Le bonheur n'est-il donc pas quelque part d'avoir quelqu'un à perdre...

Fofie a dit…

Cher "Anonyme",
Me voilà en pleine réflexion, et ce dès le jeudi matin !
Pas sûre que mes pensées soient aussi fraîches qu'hier soir mais...
Effectivement je trouve que c'est assez bien résumé...
"Le bonheur c'est, en tous cas selon moi, d'avoir quelqu'un à perdre..."
A cela il serait aisé d'opposer que nous avons tous quelqu'un à perdre, enfant, famille, ami, proche... Et pour autant nous ne sommes pas tous heureux...
Je pense même que le bonheur est devenu chose extrêmement rare de nos jour...
Alors que faut-il de plus ?
Le recul sur la vie, les problèmes, les choses ?

hildegarde a dit…

bonjour,
En effet pour certaine personne le bonheur ne semble pas avoir frappé à leur porte, ou alors ils le dédaignent se focalisant sur tous les petits tracas (non existentiels) de la vie. Moi même parfois à trop voir juste le bout de mon nez, je finie par ruminer des soucis alors que le bonheur je l'ai, il habite à la maison, il me suis partout, j’espère le garder le plus longtemps possible.
Il faut parfois se reprendre la dure réalité en face pour l'apprécier, ou alors avoir le temps de se poser, prendre du recul et finalement sourire de ces petits riens, de ces joies et bonheurs quotidiens qui nous entourent.
Il me semble souffrir du même mal que le tien : un trop plein d'empathie qui peut parfois me plomber mes journées, mais quand je vois mes 2 petits bonheurs, mes rayons de soleil, que mon homme rentre sain et sauf à la maison... et bien là, je voudrais que ces moments ne s’arrêtent jamais, car là je suis heureuse!

Anne-Cha a dit…

;)

Anonyme a dit…

coucou Fofie,
je partage ta vision de la vie, du bonheur, des bonheurs devrait-on dire....j'ai perdu ma mère brutalement il y a 1 an et demi, elle est partie dans mes bras; depuis ce jour je sais que tout peut s'arrêter très vite, 20 mn avant, elle embrassait ses petits enfants qui allaient se coucher, 20 mn après elle n'était plus. La vie peut partir très vite. Alors il faut la vivre aujourd'hui et maintenant pleinement. Relativiser. Oui, moi aussi, comme toi je me réjouis (enfin...) d'avoir une fosse sceptique hors norme à changer ;-)
bizz Rosine

Anonyme a dit…

Eh ouais... C'est aussi simple que ça.

Un petit truc en plus : chaque soir avant de se coucher (même si on tombe de sommeil), se souvenir de tous ces petits bonheurs quotidiens et dire simplement "Merci".

Je te promets que ça change la vie. Dire simplement merci. Merci à son voisin, à sa famille, à la nature, à ce petit oiseau qui piaille devant notre fenêtre, d'avoir eu la chance de voir un beau coucher de soleil, d'avoir écouter son enfant rire... Bref !!

Alors merci à toi Sophie de nous faire réfléchir chaque jour, de nous faire rire et d'être toi tout simplement.

Plein de bisous doux à la tribu.

Anne, ta copine des Alpes !!