jeudi 26 mai 2011

Le débat est ouvert...


L'article du jour m'a été inspiré par un commentaire d'un fidèle lecteur...
(m'en veut pas Olivier pour la première fois je n'ai pas publié ton com à la suite de l'article sur le nucléaire où je trouve qu'il n'avait pas sa place, alors je lui ai fait une belle place : un article complet, rien que pour lui ! La classe non? lol)

Trève de plaisanterie...
Si j'ouvre ce matin le débat à tous mes leceurs (oui oui! TOUS ! Même ceux qui n'ont jamais osé laisser un com'...) c'est qu'au moment où j'ai reçu ce commentaire j'étais justement en train d'écouter les infos du soir et la bouche m'en tombait...

Voici donc le com reçu :

"Bonsoir, j'ai une question pour les parents qui lisent ce site et j'aimerais bien avoir l'opinion d'un maximum de personnes à propos du dramatique accident qui a eu lieu à Arles. Un garçonnet de 11 ans retrouvé pendu à son porte-manteau après que la maîtresse lui ait demandé d'aller "faire le manteau" dans le couloir car il chahutait trop. C'est simplement effroyable d'un côté comme de l'autre mais je ne comprends pas comment les médias peuvent en arriver à dire que ça pourrait être un suicide!!! Ma question est la suivante:est-ce que vous pensez qu'un enfant de 11 ans peut penser à se suicider et surtout passer à l'acte? Je n'arrive même pas à l'imaginer personnellement et vous? Pourquoi toujours vouloir transformer en suicide ce qui paraît être un trés regrettable accident? Eclairez moi avec vos avis car j'avoue que ça me trouble. Merci à toutes et à tous; Olivier"


Pour répondre à ta question, moi je ne suis plus sûre de rien...
J'étais déjà absolument persuadée qu'à 11 ans on ne pouvait pas fuguer par amour... La vie m'a prouvée par A+B le contraire, les mois se sont écoulés depuis cette histoire et pas grand chose n'a évolué, toujours le refus de ma grande, plus de fugue mais toujours un petit homme qui passe devant la maison chaque jour pour rentrer chez lui même si le détour lui occasionne une rallonge de 2 ou 3 kilomètres, et qui revient les WE en vélo (alors qu'il habite le villach' voisin) jouer pile poil dans notre rue avec un autre petit gamin de son âge !
Déjà ça , ça me paraît complètement dingue... Ok y'a pas d'âge pour aimer... Mais je pensais que le "pas d'âge" commençait à 13 ou 14 ans.. Pas à 11et si c'était le cas que cela passerait très vite !!!

Par ailleurs j'ai aussi lu des témoignages d'enfants de 11 ans victimes de maladies graves et de souffrance répétées qui ont écrit vouloir en finir avec la vie...

Mais dans le cadre d'un simple collégien...
En même temps, je me dis qu'on ne connaît rien de sa vie à ce jeune homme...
Quand je pense qu'il y a des enfants abusés qui suivent une scolarité ordinaire tout en étant souvent les plus turbulents ou les plus discrets, il y a aussi les enfants victimes des railleries et humiliations  permanentes de ses camarades (et Dieu sait à quel point ça peut-être con un gosse!), avec un lourd passif dans sa vie privée...
Cela en fait des enfants qui ont mûris plus vite que leur âge et qui se retrouvent à 11 ans avec les problèmes et les préoccupations de leurs ainés de 14 ou 15 ans... Alors, Oui je pense qu'à 11 ans certains  peuvent avoir des pensées suicidaires...

Pour autant, je ne pense pas que cela soit le cas dans ce cas précis... Les infos sont maigres, mais si je me base sur le peu qu'il en a été dit, il me semble comme toi Olivier qu'il ne s'agit que d'un regrettable incident... Un gamin qui a peut-être voulu faire le malin genre "Oh la tronche qu'elle fera quand elle me retrouvera accroché au porte manteau" sans réaliser qu'il ne parviendrait peut-être pas à s'en décrocher seul et surtout sans réaliser l'étreinte occasionnée par une telle bêtise !

Dans ces cas là, je suis tentée de dire qu'on ne devrait jamais laisser un enfant sans surveillance, mais comment imaginer cela? Quel enfant n'a jamais été sorti dans le couloir de son école ? Moi c'était pour des crise de hoquet à répétitions qui perturbaient les cours ou pour des  fous-rire incontrôlables avec un rire trop communicatif ! ... Pour autant, jamais une telle idée ne me serait passée par la tête !!!
Là... Je n'aimerais pas être à la place des parents bien évidemment, mais aussi de l'institutrice qui n'a as pesé le poids de ses mots et qui le regrettera sans doute toute sa vie...

Ce trouve ce fait divers bouleversant tant il semble pouvoir se produire à tout instant et tant il remet en cause la "pseudo sécurité" dans laquelle nous plaçons notre confiance en envoyant nos enfants à l'école, persuadés qu'il ne peut rien leur arriver entre 4 murs avec 30 copains et un prof sous le nez...

Et vous ? Vous en pensez quoi ?
Pas de censure chez moi... Toute réaction est bien venue... Pas de limite de longueur... Lâchez-vous si ça vous inspire on verra où aboutit le débat !

12 commentaires:

Gaiako a dit…

Rebonjour,
en tous les cas Fofie,j'adore ta manière de voir les choses (car je suis souvent d'accord avec tes propos).
Comme tu dis on ne sait pas ce qui passe dans la tête d'un enfant mais dans ce cas,on le voit trés se dire,je vais faire le manteau et une fois accroché je vais appeler pour faire rire tout le monde,le problème est qu'il n'avait pas prévu qu'il n'aurait plus la force d'appeler une fois étranglé.C'est ainsi que je vois la scène,malheureusement on va dire"tout simplement".
Je trouve qu'évoquer la thèse du suicide,c'est vouloir faire encore davantage de mal aux parents,même dans le cas ou ça serait le cas je ne sais pas si c'est utile de le clamer à tout va à la télé,ça fait strictement partie de la vie privée de cette famille.
Les journalistes oublient vite qu'ils ont aussi des enfants et une famille,un peu de pudeur et de retenue ne feraient pas de mal dans cette société sans limite!!!
Tu en penses quoi toi Kat?
C'est vrai qu'on sait qu'il ne faut jamais laisser un enfant seul sans surveillance mais que celui qui ne l'a jamais fait me jette la première pierre...

Enfin,j'espère de tout coeur qu'il se réveillera en bonne santé...pensées pour les parents.

En parlant d'autre chose,tu te rappelles Fofie quand je te disais quelques jours avant que je sentais que le nuage était là,mon corps ne m'avait pas trompé!!!
Pour l'instant cette sensation d'avoir quelque chose dans l'air perdure mais néanmoins avec beaucoup moins d'intensité,en fait c'est mon odorat qui a changé.
Perception différente des odeurs avec une odeur inconnue qui est apparue et qui persiste.Pas de traitement médicale ou autre qui aurait pu changer cette perception,donc je continue à faire confiance à mes ressentis physiques.
Bisous,à plus.
Olivier

kat77 a dit…

Bonjour !!!

Je me souviens de mes 11 ans et tous les soucis que je trainais déja... Mais je dois dire qu'à AUCUN moment je n'ai pensé à un tel acte, et à 11 ans cela ne m'avait même pas éfleuré l'esprit!! et pourtant j'avais des exemples sous les yeux...!

Pour moi, à 11 ans quoi qu'il arrive, l'esprit ne peut pas se dire : je vais en finir.

Peut-être que je me trompe! peut-être qu'il y a des exceptions!
Tout ce que je sais c'est qu'à chaque fois qu'on retrouve un gamin dans ce genre de situation catastrophique, on parle de suicide... on met des mots d'adultes aux oreilles des enfants... alors je coupe le son de la téloche pour mon petit.

Mais bien sûr je parle avec Quentin (mon petit de presque 10 ans)des dangers divers qu'on peut rencontrer à son âge et des paris stupides et tellement dangereux que les gamins peuvent se lancer...

En résumé, non, je ne pense pas qu'un enfant puisse penser au suicide. Juste un pseudo jeu qui tourne mal car à cet âge on se croit INDESTRUCTIBLE!

Bonne journée à vous!!!!

Fofie a dit…

Je suis tout à fait d'accord avec Olivier concernant le comportement des journalistes qui ne respectent vraiment plus rien, et surtout pas les vies privées des victimes...

Je partage également totalement le regard critique de Catherine sur la fâcheuse tendance des médias à toujours poser des "mots d'adultes" sur les actes des enfants...

Et les autres... Ils en pensent quoi ???

Fouila a dit…

que puisse le Ciel lui redonner vie, une vie sans séquelle surtout!
que les parents reçoivent le réconfort devant une telle pénibilité!
que l'institutrice soit réconforter, pour avoir a subir un tel traumatisme moral..............................................


Ayons toujours a l’idée, que l'enfant est le reflet exact de la société dite "Adulte".

il enregistre chacun de nos faits, paroles et gestes a l’échelle brute.

la morale est enseigne certes,il l'apprend sans la retenir vraiment c'est avec l’expérience qu'il en tire enfin la vérité acquise.

l'enfant est toujours silencieux, mais très bruyant a la fois.

l’école, et la façon d'enseigner en générale devrait se remettre en question,en analysant en profondeur les acquis que le monde moderne met a sa disposition,sachant que l'enfant ne suit plus la marche,l'adulte lui impose une course effrénée!
ses jeux ne sont que revendication,
et bien souvent des jeux cruelles,
nous nous en apercevons qu'une fois que l’irréparable nous atteint,mais pas avant hélas!

mes amitiés....toutes une thèse est a écrire, mais la Sorbonne est fermée!

Anonyme a dit…

Dans ce cas-là précis, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un suicide mais je suis étonnée de l'étonnement de...euh Olivier quand à l'idée qu'un enfant de 11 ans puisse vouloir se suicider.
On passe notre temps à vouloir faire croire que l'enfance est une période heureuse mais c'est très souvent loin d'être le cas. (j'étudie beaucoup la question de l'enfance sur mon temps libre)
Perso, je me rappelle de grands moments de souffrance en collège et dernièrement je me rappelle de difficulté à créer des liens en primaire. J'étais pourtant dans une famille tout à fait normal alors pour le coup que l'enfant vienne d'une famille "un peu bancal".
Un enfant n'est pas seulement insouciant, c'est aussi un être humain qui ne possède pas toutes l'expérience des adultes et qui ne sait donc pas forcément comment réagir à tel ou tel choses. Si les parents ne sont pas derrière pour le soutenir et "l'éduquer" (dans le sens d'ouvrir vers l'extérieur), ça peut être ... terrible.
Comme lecture sur le sujet, pour les intellos, je conseille : Alice Miller. "C'est pour ton bien"
et puis pour une peite lecture de tout les jours les bouquins d'Isabelle Filiozat sont très bien.

Merci.
Laëtitia

Anonyme a dit…

Oula, sujet sensible ça...
Oui à 11 ans je pense qu'on peut se suicider (une fille de cet âge s'est jetée d'un immeuble il y a quelques mois, il en ont parlé à la télé)
Et moi j'y ai pensé dès 13-14 ans...
Les médias dans tout ça, répugnants comme toujours...
Pour une fois je ne signe pas mon commentaire :)

kat77 a dit…

Ils foutent la trouille vos témoignages...

Fouila, je suis d'accord avec toi quand tu dis que l'adulte impose à l'enfant une course effrénée et que l'école et la façon d'enseigner devraient se remettre en question...

Quand j'etends dire mon fils "j'ai peur de l'école" ou "je prefèrerai ne pas vivre"! parce qu'il est obligé d'aller à l'école, ça ca fout la trouille aussi !!!

Mon fils s'ennuit à en pleurer en classe...c'est lui qui me raconte. Comme il revenait tous les jours avec des punitions parce qu'il fait le pitre, je lui ai conseillé à plusieurs reprises d'être sage et de ne plus se faire remarquer...Le problème s'est qu'il fini ses leçons plus vite que les autres. Et en attendant que ses camarades aient fini... bin il s'occupe et joue
avec sa règle, stylos etc...Et quand il me dit "Maman je n'ai pas été puni j'ai fais comme tu m'as dit mais c'est DUUUUUR d'être sage! je m'ennuie tellement que j'avais les larmes aux yeux..."

Je suis allée voir l'institutrice qui me dit qu'elle ne peut pas permettre à mon fils de prendre un livre par exemple en attendant que ses camarades de classe aient terminé. Parce que son voisin de table ne comprendrait pas... pourtant il est passioné d'histoire et un tel bouquin le canaliserait...

Alors quoi? il est condamné à s'ennuyer en classe ou à se faire punir??

Pas question de lui faire sauter une classe, il a besoin d'apprendre toutes ces choses! seulement il va plus vite que les autres!

Je sens bien que c'est une souffrance pour lui d'aller à l'école sans parler des violences pendant la récré qui m'ont obligé à faire le piquet devant la grille pour observer ce qu'il s'y passait 4 fois par jour et à appeler une maitresse quand je voyais qu'ils étaient 4 à menacer mon enfant...

Je ne sais pas quoi faire pour l'aider pour lui donner l'envie de l'école... c'est un gachis, surtout qu'il a le goût d'apprendre!!

Si parmi vous quelqu'un peut me donner une piste...

Je n'ai pas suivi les infos dernièrement et je ne sais pas où ça en est... mais bien sûr j'ai une pensée pour ce petit, ses parents et l'instit aussi...

gaiako a dit…

Réponse à Laeticia,
en fait,je peux concevoir le passage à l'acte,ok,mon interrogation est plutôt de savoir si à cette âge,l'enfant a bien conscience de la finalité de son acte et le fait-il en toute connaissance de cause?

Si tu me réponds "oui",alors je peux te dire que dans ce cas,ça dépend vraiment de l'enfance que l'on a eu,car moi,je suis exactement comme Kat,l'idée du suicide"actif" ne m'a jamais traversé l'esprit avant 16-18 ans,on va dire en intégrant l'idée de la "peur de passer à l'acte".

Maintenant,je peux aussi comprendre qu'une enfance traumatisante peut faire avancer un enfant beaucoup plus vite qu'un autre ayant eu une enfance doucereuse,mais je reste suis toujours un peu sceptique sur la connaissance du résultat même de l'acte.J'attends ta réponse.Merci,
à bientôt.
Olivier

Juliette a dit…

Cette info n'est effectivement pas joyeuse, pauvre petit, pauvre famille, et pauvre institutrice qui à aucun moment n'a pu imaginer ce qui allait se passer.

Le suicide chez les enfants est possible. Le désir est souvent là, le passage à l'acte c'est autre chose, car il faut quand même une sacrée dose de courage.

Je vais juste parler de mon expérience perso.
Ma maman m'a eue beaucoup trop jeune, je n'étais donc pas désirée, et mon père, tellement heureux de ma venue a appliqué le "courage fuyons" et nous a abandonnées. J'ai grandit auprès d'une maman qui à ce moment là avait perdu le gout de vivre, perdu l'homme de sa vie, et qui portait en elle bcp de rancune. Sans compter qu'être mère célibataire à 19 ans dans les années 70, et dans un petit village, ce n'etait pas facile socialement. Elle a du très vite travailler, et c'est ma grand-mère qui s'est occupée de moi comme elle a pu.

Toute petite j'ai senti clairement que quelque chose ne tournait pas rond, et j'ai encore le souvenir d'une ambiance pesante et d'une grande solitude. Ma mère s'est très peu occupée de moi et ma grand mère était "débordée par les évênements". J'ai très vite compris que ma place n'était pas vraiment là, que j'étais de trop, et que pour ne pas aggraver la situation je devais être un bon petit soldat. J'aurais pu me contenter d'une certaine indifférence mais le manque d'amour et d'attention a été le pire. Je priais tous les soirs dans mon lit en demandant au petit jésus de m'emmener avec lui. Je me suis couchée un soir avec un foulard autour de cou, je n'ai pas eu le courage de le serrer. J'avais 6 ans.

Les enfants "captent" beaucoup de choses malgré le silence imposé par les adultes, les non-dit, et pour ma part, je sais qu'il y a encore des zones d'ombres et des secrets bien gardés qui inconsciement me pourrissent encore la vie.

Et d'une manière générale, notre société est tellement dure que nous préparons sans cesse nos enfants au futur sans penser assez au moment présent. Quand je vois ma petite puce qui est en moyenne section de maternelle, qui doit passer des évaluations tous les trimestres, et qu'en plus on me dit "il faut lui faire travailler les chiffres, elle a du mal", là je me dis, on va où? Elle n'a que 4 ans, elle ne passe pas le bac en fin d'année!!!!
Les enfants rentrent à l'école comme s'ils devaient rentrer dans un moule, et tant pis pour ceux qui ne sont pas dans la norme, sachant que parmis eux, il y a des enfants exceptionnels, surdoués, artistes ou autres. Chaque enfant devrait être pris dans son individualité mais il ne faut pas rêver, ce mot doit etre tabou au sein de l'éducation nationale. Il y aurait tellement à dire!!

Pas facile d'être parents, mais je suis heureuse d'avoir trois enfants, et d'avoir un homme adorable auprès de moi. C'est ma revanche!!

Bonne journée à tous!!

gaiako a dit…

Merci Juliette pour cette confession certainement pas facile à raconter mais il faut se dire que tant que la vie n'est pas finie,on peut toujours vivre des super moments de bonheur même avec un passé pesant,aprés je pense que tout n'est que question d'opinions et de la façon dont on gére ses craintes,ses souvenirs et son futur.
Il faut simplement être assez fort pour ne pas répéter le même schéma.
Ta revanche est belle,alors fais la surtout grandir!!!
Olivier

Anonyme a dit…

Bonjour,
Je suis une lectrice de la première heure de ce blog, j'y ai laissé quelques commentaires ou je ne témoignais pas de façon anonyme, cette fois, pour protéger ma famille, et en particulier ma mère et mon grand frère.
Je suis moi même étonnée que l'on ne puisse pas imaginer qu'un enfant de 11 ans ne puisse pas, en toute connaissance des répercutions de cet acte, vouloir en finir avec la vie. Personnellement, je suis dans ce cas là, j'ai eu une enfance qui m'a obligée à "grandir" et prendre conscience des choses de la vie, et particulièrement de la mort, plus vite que les autres, si bien que j'ai très vite compris mon pouvoir sur ma propre vie et donc ma propre mort. J'ai eu, à partir de l'âge de 6 ans 1/2, bien des projets pour en finir, je voulais avoir le temps de le faire, j'étais déjà consciente du fait de ne pas vouloir prendre le risque d'être retrouvée trop tôt et réanimée, car de part mon expérience, je savais déjà les conséquences que cela pouvait avoir, et ayant des frères et soeur, je ne voulais pas que cela soit trop "moche" dans le cas où ce serait eux qui me trouveraient... Ma première idée avait donc été les médicaments, le soir, comme ça on ne me retrouverait que le matin, par contre, de par mon jeune âge, je ne savais pas quels médicaments je devais utiliser, ni même s'il y en avait à la maison. Il me restait donc la pendaison ou les veines. Mais comme il fallait que ça se fasse dans ma chambre, j'ai tenté la pendaison avec ma ceinture de robe de chambre, au montant de ma petite armoire. Heureusement, sous mon poid, il a cédé, j'ai juste eu le temps de dénouer la ceinture avant que Maman n'entre dans la chambre. Je ne voulais pas qu'elle sache à quel point j'étais désespérée. Elle avait bien assez de problèmes sans moi. Je devais avoir 7/8 ans. En fait, j'ai vécu depuis cette période, en permanence avec l'idée du suicide dans la tête, même si, après cet "échec", je n'ai plus pensé à ça parce que je voulais en finir, mais plutôt comme une éventualité en cas de nécessité (maladie principalement) et j'ai continué à me documenter sur le sujet. ce qui m'a permis d'aider mes frères et soeur par la suite, ainsi que ma propre mère après une tentative, bien des années plus tards. Je me suis entaillé le bras droit par la suite deux fois, l'une à 11 ans et demi l'autre vers 13 ans, mais plus pour retrouver mon envie de vivre que pour en finir réellement.
Je me suis soignée seule, sans rien en dire à personne.
Mais notre situation familiale était difficile, nous avons perdu 5 frères et soeurs en 4 ans, ma mère a été malade suite à ça, et deux de ces enfants ont étés hospitalisés plusieurs années.
A cette époque, mon frère de 10 ans a fait une fugue à cause d'une enseignante qui n'a jamais compris sa détresse scolaire, et le couple de mes parents avait beau soigner les apparences, les évennements ont été traumatisant, ce qu'en tant qu'enfants nous avions du mal à vivre.
J'imagine que dit comme ça, ça doit paraître sortit d'un mauvais film, mais c'est une partie de ma vie, et c'est sur ces bases que j'ai dû me construire.

Le petit garçon est aujourd'hui partit parmis les anges, étant moi même Maman, je ne peux que penser aux parents et me joindre à leur douleur.

GS

henri a dit…

Bonjour à tous,merci pour ton blog fofie.Oh que oui on peut penser au suicide à cet age!!!c'est le vécu de l'enfance qui est déterminant...Une suite d'évènements graves et cumulés:perte d'un parent,frère ou soeur;timidité excessive,harcèlement de camarades ou de profs,difficultés d'adaptation au système scolaire etc...la liste peut être longue,tout cela peut conduire aux idées de suicide,je confirme.En ce qui concerne le système éducatif,je le vois comme un substitut parental obligatoire, dans le but d'éloigner la relation parent/enfant, afin d'excercer une emprise dieu-tout-puissant sur les enfants ,avec le consentement des parents dans l'impossibilité de faire autrement à notre époque de la vie active. Je ne plaindrai donc pas cet instituteur,qui aura l'occasion de réfléchir sur le système ,son metier,et les enfants comme jamais auparavant.Beaucoup de tendresse et de compassion pour les parents qui auront grand besoin de soutien.En ce qui concerne les medias je préfère ne pas donner d'avis,de peur d'être grossier,tout en ayant très bien compris leur but face à ces drames.Personnellement,je n'ai plus de télé depuis 1,5 ans,je ne subis donc plus la pollution mentale addictive de ce système,je vous invite à faire de même ... henri